Ma mère m'a baptisé Alphonse. Alphonse Broy. Je devais être un bébé sacrément moche pour inspirer un blaze pareil. Ou elle détestait mon père. On me surnomme également Le Broyeur. Une existence de privé tranquille, rythmée par les boulots mal payés, quelques jupes trop rarement dégrafées et des clopes trop vites fumés. Au fond de ma cafetière ce matin, des nénuphars flottaient. Je suis resté un moment à les regarder, tentant de me rappeler à quand remonte le dernier frais coulé. Trop longtemps, certainement. Si l'on patiente suffisamment, est-ce que des têtards finissent par y nager ? Je me suis levé tôt. La bière fait travailler la vessie. L'âge aussi. J'ai pour habitude d'éviter de me recoucher une fois les yeux ouverts. Ça me donne le caillou. J'aurais dû, pour une fois.Certains attirent les balles comme la moquette la confiture de groseille. Un cadavre avant le premier café, il ne faut pas s'étonner que la semaine vire au brutal. Des smartphones vérolés, une avalanche de viande froide, une hyène, une mineure hackeuse, un poulet spécialiste des vols de caravanes, un PT Cruiser blindé. Et une jolie infirmière. Pour Le Broyeur, ce soir, c'est concerto pour chargeurs.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2021 | Alphonse Broy | 978-2-9546138-0-2 | 454 | [Guyancourt] | AbeBooks · Momox |
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