Soutenue par des politiques actifs, une propagande tout aussi active et une presse motivée, l'expansion française du XIXe siècle, dont les motivations sont psychologiques, morales et matérielles, attira dans les colonies des ressortissants européens en croissance continue jusqu'aux indépendances. Sans plan préalable avant les dernières décennies de la colonisation (en dépit de l'existence de théories du système élaborées progressivement tout au long de la période coloniale), la mise en valeur se fit souvent en fonction et au gré des contextes, et surtout de la détermination des colons. Au Gabon, en dépit des difficultés liées à la présence d'une forêt dense humide et difficilement pénétrable, la mise en valeur, sans grands investissements dont la qualité et la quantité auraient au contraire et sans conteste permis à cette colonie de se doter d'infrastructures utiles, consista pour l'essentiel à l'exploitation, de 1886 à 1960, de ressources comme le bois (en particulier l'okoumé), le caoutchouc, l'or et à la culture des plantes « industrielles » (café, cacao, cannelle, vanille...). Dans cet ouvrage, l'auteur tout en expliquant la spécificité de l'économie coloniale au Gabon, découvre aussi l'identité de certains acteurs de la mise en valeur ainsi que les rapports qu'ils entretenaient entre eux.
Sujets :Gabon -- 1839-1910 · Gabon -- 1910-1960
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2017 | Connaissances et savoirs | 978-2-7539-0454-5 | 166 | Saint-Denis | AbeBooks · Momox |
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