A l'origine exclusivement féminin, le jeu de la Boqqala, à dimension mantique, est rapporté par plusieurs auteurs algériens tels que Mostepha Lachraf, Kaddour M'hamsadji, et ici Jean Sénac. Mais il reste encore aujourd'hui porteur de bien des mystères : quelles sont ses origines ? Quelle est sa symbolique ? Comment et par qui ces poèmes sont-ils parvenus jusqu'à nous, les noms des traducteurs donnés par Lachraf et Sénac n'ayant pu être identifiés ? Au-delà de la forme de ces poèmes récités, ce qui semble intéresser Jean Sénac dans ces "Chansons de la Boqqala", composées dans les années 1947-50 et publiées dans le numéro 2 de sa revue "Soleil", c'est ajouter du jeu au jeu - et avant tout collaborer avec Baya, artiste déjà reconnue, en vue d'un livre d'art demeuré inédit.
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