Marie. Qui est-elle ? Il en existe tant ! L'Auriculofécondée, et toutes les autres : tout un monde de Marie. Et quel nom ! Quel symbole ! Quel éclat ! Quelle profondeur ! Quelle fausse simplicité ! La Marie des poëmes : une absoluité ? Une générique ? Une quoi ?Une singulière. Pour moi ; pour ceux aussi qui la parcoururent d'un œil lucide. Shakespeare avait sa Dark Lady, j'eus ma Lumineuse Blonde. Pourquoi, aujourd'hui, un homme s'évertue-t-il à écrire à quelque dulcinée la somme de cent dix-neuf vers ? Cela se faisait jusqu'au XIXe, bon sang ! Et par débordantes brouettes ! C'est has-been ! Suranné ! Prétentieux ! Quel cuistrillon, ce SGG ! Réponse simple : un maelström de causalité, dont la plupart des modalités ne me sont identifiables, me prit. On est si peu de choses devant les battements d'un cœur et les trémulements d'une cervelle. Et si cette Marie n'était finalement qu'un fantasme, une muse prétexte, un doux sujet d'onanisme spirituel…
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