Sophie Rothé explore dans cet ouvrage un des paradoxes qui jalonnent les écrits de Giacomo Casanova (1725-1798). Imprégné de philosophie éclairée, le chevalier de Seingalt exprime son mépris pour les pratiques superstitieuses. Pourtant il devient charlatan et met ses talents théâtraux au service de la duperie, développant ainsi une « esthétique de la superstition ». Au cours de son existence, en particulier lors de l'expérience des Plombs, l'imposteur devient victime de ses craintes irrationnelles. Incapable de fixer ses convictions, ses prises de positions philosophiques demeurent contradictoires. Passant des attraits de la raison aux plaisirs de la croyance, l'aventurier s'abandonne plaisamment au mouvement, non seulement avec les femmes mais aussi en littérature et en philosophie.
Sujets :Dans la littérature · Superstitions · Thèmes, motifs
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016 | le Manuscrit | 978-2-304-04616-8 | 454 | Paris | AbeBooks · Momox |
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