Patrick Arquier-Colom nous propose son nouveau thriller «Blanche». Blanche comme la mort, la morte, la feuille de papier, la tasse, la couleur des murs, l'âme, la voix… Virginie, l'héroïne, nous embarque avec elle à la recherche des «gens de pouvoir» qui lui ont fait subir les pires faux traitements jusqu'à la déstructurer mentalement à «La Providence», une étrange maison de soins, bien mal nommée. Patrick nous emporte dans des phrases qui nous brinqueballent de leurs mots en urgence. Des mots pressés par le danger, des mots efficaces de ceux qui n'ont pas le temps pour eux ! Avec cependant beaucoup d'imagination, ils vont à l'essentiel. Un talent bien caractéristique de cet auteur qui transporte la poésie en ambulance. Des éclats de mots remontent à la surface de ma mémoire. Je suis seule dans ce larynx. Au bout, une porte bat comme une glotte mécanique, panneau opaque sur fond noir. On me parle. Par terre, du beige un peu gris. Un blanc terne sur les murs à peine décorés d'illustrations toutes aussi ternes. Ici, même si les décorations étaient colorées elles sembleraient fades et passées. Je marche sans savoir où je vais, en exploratrice perdue. On m'appelle.
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