En 2020, pénalisés par les aléas climatiques, les volumes des productions végétales, à quelques exceptions près, dont les vins hors Champagne, sont inférieurs à ceux de 2019, tandis que les productions animales croissent légèrement. Hormis les légumes, le confinement du printemps perturbe peu les chaînes de production ; en revanche il retentit sur la consommation, les échanges extérieurs, les coûts et donc les prix. Malgré un certain report de la consommation hors foyer vers celle à domicile, la consommation globale recule sur les neuf premiers mois de l'année. En 2020, et plus particulièrement pendant le premier confinement, les importations de produits alimentaires transformés (hors boissons) reculent souvent plus que les exportations, favorisant ainsi l'amélioration des soldes commerciaux. Quant aux prix, ils ont parfois flambé comme dans le cas des légumes. Sur les neuf premiers mois de 2020, ils progressent légèrement, la hausse des cours des céréales, des fruits, des légumes, des ovins et des oeufs ayant plus que compensé la baisse des prix des autres productions dans un contexte de recul des prix des intrants sous l'effet essentiellement de celui des prix de l'énergie.
Sujet :Conjoncture économique
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