Les « Belles de jazz » sont ces héroïnes du théâtre de Koffi Kwahulé dont les corps-champ de bataille vivent différents traumatismes. Enfermées dans un corps-écran, une toile tragique sur laquelle se projettent, avec violence, différents fantasmes civilisationnels, ces figures hérétiques déchirent, pourtant, les représentations sexistes, racistes ou capitalistes. Elles se libèrent du diktat de leur agresseur grâce au rythme du jazz. Et la musicalité des textes finit par engendrer des corps musicaux, représentations symboliques de la transe libératrice. Faites de matière poétique et sonore, sculptées avec excès et engagement, les Belles de jazz inspirent les interrogations les plus aiguës sur les tragédies politiques et religieuses actuelles, des questionnements auxquels cet essai apporte son éclairage. Titulaire d'un Doctorat de Littérature française et comparée soutenu à la Sorbonne sous la direction de Denis Guénoun, Fanny Le Guen enseigne les Lettres Modernes. Chercheuse en Études Théâtrales, elle est membre du Laboratoire Scènes Francophones et Écritures de l'Altérité (SeFeA) de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle.
Sujet :Critique et interprétation
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | Acoria éditions | 978-2-35572-143-4 | 157 | [Châtenay-Malabry] | AbeBooks · Momox |
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