Il ne ressemble pas à son image ? Plutôt qu'un doigt d'honneur, Beau Menteur lance, comme un pied de nez, une ode à la masculinité mise à mal. Et si la photographie était un jeu de miroirs ? Beau Menteur, personnage-oxymore, se révèle caricatural et délicat. Tendre et rugueux, il joue avec les étiquettes. Dans le rôle du personnage, Benjamin, jeune homme pluriel. Beau Menteur, personnage-oxymore, se révèle caricatural et délicat. Tendre et rugueux, il joue avec les étiquettes liées à la virilité. Pour créer ce personnage, Marc Martin fait appel à un seul modèle, Benjamin, jeune homme pluriel. Ils font équipe pour explorer ensemble la représentation de soi entre intime et spectacle, entre pudeur et provocation. Ils se faufilent ensemble dans les coulisses des apparences pour donner chair aux chimères. Pour distinguer l'illusion du leurre et l'artifice des faux semblants. Le genre aux trousses, l'un et l'autre jouissent du rôle qu'ils endossent : redorer le blason du mâle dépouillé de ses travers hétéronormés et dominateurs. Abuser des clichés pour mieux mettre en péril les codes rassis. Un ouvrage au poil et à la barbe des stéréotypes liés à la virilité toxique : Benjamin, jeune homme hybride, à fleur de peau sous ses faux airs de petit macho, jette un trouble dans les apparences liées à la représentation de la masculinité. Benjamin, le modèle Marc Martin, le photographe Claude-Hubert Tatot, le narrateur
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