Une personne à son balcon. Mmh. Une deuxième. Bof. Une troisième. Tiens ! Une quatrième. Ah oui ? Durant le semi-confinement, Marko Stevic a arpenté les rues de Lausanne pour en photographier les personnages aux fenêtres. L'addition de tous ces portraits raconte avec un peu de légèreté l'universalité de la situation : de Bangkok à Berlin, riches, pauvres, jeunes, vieux, femmes, enfants et hommes, ont été obligés d'arrêter de gesticuler. Leur rôle s'est réduit à des apparitions au balcon. Balcony time, en anglais, signifie faire une pause et prendre du recul. C'est ce que propose la série du jeune photographe suisse. Réalisée d'en bas, elle offre un peu de hauteur sur cette période hors norme. Les drames sanitaires ou économiques sont suggérés à l'aide de banderoles accrochées aux fenêtres. Pour le reste, la vie continue en s'arrêtant. Cet inventaire raconte aussi la diversité humaine, architecturale. Votre œil gambade et votre cerveau compare, tisse des liens, imagine des histoires.
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