Le plus grand mal, je crois, est ce besoin avide Qu'a l'âme de quitter un corps qui lui est cher, S'extirper du réel et flotter dans le vide Tout en se souciant de l'état de la chair. Comme Rimbaud vouloir nager dans le poème, Relier chaque point de l'esprit au cosmos, Mais dans la volonté de demeurer soi-même Reprendre peu à peu conscience de ses os. C'est l'union de l'abstrait avec le terre-à-terre Orchestrant le conflit entre l'âme et le corps, Ce lien qu'on aimerait à tout moment défaire Et qui, quand il se casse, aboutit à la mort. Le plus grand mal, ma foi ! C'est d'être humain...je crois.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2015 | Parti des oiseaux | 978-2-9549345-3-2 | 220 | Ajaccio | AbeBooks · Momox |
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