Il y a quelques années, des documents échappés de Moscou révélèrent qu'au lendemain de la publication de "Pour qui sonne le glas", Ernest Hemingway avait été recruté par les services secrets soviétiques. De l'étude de ces surprenantes archives, des spécialistes américains conclurent que l'informateur de luxe, leur compatriote, n'avait fourni aux Russes aucun renseignement sérieux. Ils n'avaient peut-être pas tort, mais à la lumière d'œuvres d'Hemingway que les dits spécialistes ne jugèrent pas pertinent de scruter, et de ses exploits en Espagne, à Cuba et en France, le présent ouvrage démontre qu'il fut au bénéfice de Moscou un agent d'influence très déterminé et que, personnellement et idéologiquement frustré par la façon dont Paris avait été libéré en août 1944, il s'en prit surtout au général Leclerc. Adrien Le Bihan, qu'"Un procès clandestin" vient de montrer aux prises avec la police secrète polonaise des années soviétiques, était des mieux placés pour autopsier la rancœur du fameux romancier.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | Cherche-bruit | 978-2-9577160-1-2 | 142 | Espelette | AbeBooks · Momox |
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