· la suite d'une attaque terroriste prétendument perpétrée par des chats, un chien ayant perdu la mémoire tente de retrouver son identité et de comprendre le monde qui l'entoure... Le texte de Carl Norac, énigmatique, est travaillé par l'angoisse et l'incompréhension, dans une langue tantôt abrupte - qui se borne à enregistrer les faits - tantôt lyrique, exaltant alors le désir d'une autre vie. Stéphane Poulin, illustrateur canadien (cf. Vieux Thomas et la petite fée, L'Oiseau des sables), a mené un travail de longue haleine pour peindre les cent cinquante tableaux de ce livre. Son style n'est pas sans rappeler des ambiances à la Franck Asch ou à la Michael Sowa. Mais c'est surtout la construction du livre qui fait forte impression : l'album, avec son alternance d'images et de texte, s'interrompt par endroit pour laisser place au déploiement d'une succession de cases, comme en bande dessinée. Instants décisifs, vignettes muettes, vérité parcellaire : le doute est au coeur du lecteur.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2011 | Éd. Sarbacane | 978-2-84865-468-3 | 123 | Paris | AbeBooks · Momox |
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