L'exil soulève d'innombrables problèmes politiques et sociaux qu'il faut traiter dans l'urgence : qu'on songe au sort fait aux migrants, aux réactions politiques qu'il suscite, aux tragédies humaines innombrables que causent les déplacements de population contraints par les guerres ou encore les changements climatiques en cours. À côté de cette réalité tragique indéniable, Carlos Pereda fait le pari que l'exil est aussi une expérience de plein droit, susceptible de nous délivrer un certain nombre d'apprentissages, directs et indirects, qui recèlent une portée philosophique, éthique, mais aussi métaphysique, puisque de fait l'exil dépossède en partie l'individu de ses déterminations culturelles et sociales. Ainsi, les apprentissages de l'exil, parce qu'ils recouvrent une diversité irréductible d'expériences, sont toujours nuancés et paradoxaux, comme l'est notre identité. Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gérard Malgat et présenté par Julien Rabachou
Sujets :Exil · Philosophie
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