# Analyses des évolutions récentes de la productivité apparente du travail

> Fiche œuvre du catalogue https://superlivre.fr/livre/analyses-des-evolutions-recentes-de-la-productivite-apparente-du-travail-cb470285245 (données du dépôt légal BnF).

- **Auteur** : [Institut national de la statistique et des études économiques. France](https://superlivre.fr/auteur/institut-national-de-la-statistique-et-des-etudes-economiques-france-cb11864528n)
- **Première parution** : 1996
- **Langue** : français
- **Genres** : [Politique de l'emploi](https://superlivre.fr/genre/politique-de-lemploi-cb11951050p), [Productivité](https://superlivre.fr/genre/productivite-cb133189659), [Économie du travail](https://superlivre.fr/genre/economie-du-travail-cb11934163m)
- **Éditions recensées** : 1 (1996–1996)

## Résumé

Depuis 1993, la croissance de l'emploi est inhabituellement forte dans les secteurs marchands non agricoles (S.M.N.A.) et la productivité apparente du travail inhabituellement faible, au regard de ce que prévoient les équations d'emploi habituellement utilisées en France. Pour expliquer ce relatif dynamisme de l'emploi et la faiblesse corrélative de l'évolution de la productivité, plusieurs hypothèses peuvent a priori être avancées : baisse de la durée du travail, infléchissement du rythme des réallocations de main d'œuvre des secteurs à faible productivité vers les secteurs à forte productivité, vieillissement du stock de capital provoquant un ralentissement du progrès technique incorporé, impact des évolutions du coût relatif des facteurs sur les créations nettes d'emplois. L'ampleur de l'inexpliqué constaté sur les équations d'emploi entre le milieu de 1993 et la fin de 1995 est contingente à la modélisation retenue pour le progrès technique : retenir des gains de productivité tendanciellement décroissants plutôt que des gains constants réduit en effet l'inexpliqué sans toutefois l'annuler complètement. Par ailleurs, les inflexions à la baisse de la durée du travail sur la période ne permettent pas d'expliquer les évolutions de la productivité du travail au-delà de 1993. Enfin, l'impact des évolutions récentes du coût du travail sur l'emploi, sous l'impulsion notamment des politiques d'allègement des charges sociales pesant sur les bas salaires, est difficile à évaluer de manière robuste, dans la mesure où une estimation directe du lien entre coût du travail et emploi s'avère extrêmement fragile. Toutefois, les mesures en faveur de l'emploi non qualifié se sont vraisemblablement traduites par des créations nettes d'emplois, même si ces créations nettes sont loin d'expliquer la totalité de l'enrichissement constaté de la croissance en emploi. A l'horizon de 1995, les politiques de baisse des charges sociales ne devraient avoir produit qu'une partie de leurs effets attendus à long terme. Si les différents fa...

## Éditions

| Année | Éditeur | Ville | Pages | ISBN |
|---|---|---|---|---|
| 1996 | [Insee](https://superlivre.fr/editeur/insee) | [Paris] |  |  |
