Il y a quelque chose de shakespearien dans ce roman de Bessa Myftiu, Albanaise installe´e en Suisse, qui e´crit en langue franc¸aise. Elle tient le fil du re´cit de deux mains, l'une folle et l'autre sage, accordant a` merveille les coups de the´a^tre rocambolesques, le re´alisme de la peinture des sentiments et la puissance des e´motions. Il n'y a point de morale a` ces histoires mais quelques ve´rite´s bien trempe´es s'en de´gagent. Par exemple, qu'on se met souvent soi-me^me dans des situations sans issue. Que l'amour-propre et l'amour ne font pas bon me´nage. Qu'on ne se se´pare jamais d'aucun e^tre aime´ : on apprend a` vivre sans et a` l'aimer autrement. Parce qu'elles savent manier, avec gravite´ et le´ge`rete´, l'arme de l'humour, ces personnages ont terrasse´ leur de´sespoir. De`s lors, elles ont fait l'expe´rience que la joie est fille de la douleur, que les amours tragiques peuvent e^tre tre`s belles et que le pire n'est jamais certain. Le Figaro
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2021 | les Éd. Ovadia | 978-2-36392-380-6 | 235 | Nice. - Genève. - Paris [etc.] | AbeBooks · Momox |
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