Depuis que ce journal paraît à mesure qu'il est écrit, il faut donner à chaque volume un titre au début de l'année qu'il relate, alors qu'on ne sait rien de ce qu'elle sera. L'auteur avait nommé ce tome Âme qui vive, en janvier 2020, tout à fait à l'aveugle. Ce n'était pas si mal trouvé. 2020, avec ses deux confinements, fut une année de silence et d'absence, autant dire d'âme. Tels ne furent pas les moindres mérites du coronavirus, qu'on peut bien reconnaître quand on a beaucoup souffert de lui. Il a un peu nettoyé les rivières, remis les dauphins dans les baies, légèrement déplastifié les océans, cassé le tourisme de masse, porté à l'économie des coups fatals. Les morts et les demi-morts ont peut-être le droit de s'en frotter les mains.
Genre :Journaux intimes
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2021 | Renaud Camus | 979-10-91681-68-1 | 610 | Plieux | AbeBooks · Momox · |
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