la première révolutionnaire bolchévique coréenne qui rêvait d'un monde égalitaire
Fille d'un immigré coréen interprète sur les chantiers de construction de la branche chinoise du transsibérien, Alexandra Kim (1885-1918) hérite de son père un don pour les langues et une forte conscience ouvrière. Au décès de celui-ci, elle s'installe à Vladivostok et entre à l'École normale des femmes. Son engagement social la porte à s'enrôler dans la révolution bolchévique pour défendre la cause des prolétaires russes, coréens et chinois qui constituent les forces de travail dans cette région extrême-orientale de Russie. Un engagement total et sans faille qui lui coûtera la vie à 33 ans ! Dans une veine très romanesque mais bien documentée, Keum-Suk Gendry-Kim, sud-coréenne, nous offre le très beau portrait de cette femme libre et engagée, totalement oubliée de l'histoire, dans un somptueux dessin noir et blanc très expressionniste. En toile de fond, l'histoire mouvementée de la Russie en ce début du XXe siècle, la fin du tsarisme et la montée de la révolution, et celle de ces communautés chinoises et coréennes implantées aux confins de ce qui est encore l'empire de Russie.
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