Une parole poétique sensible, parole première dans l approche du monde, de ce qui se manifeste dans l instant de la saisie par la vision, par tous les sens, tel est la première impression qui se laisse percevoir à la première lecture de cette suite poétique de Sandrine Thiry. Comme si l autrice voulait aller au-delà du langage afin d approcher la dimension la plus sensible de notre rapport à tout ce qui se tient et s offre dans le monde. Car pour toutes et tous autant que nous sommes il s agit toujours d approcher le sens du mouvement de la vie, de ce qui nous touche au plus près de soi. Capter ce qui est présent au dehors comme au-dedans de soi, c est ouvrir notre regard sur ce qui est visible, porter une attention extrême à ce qui est, comme pour purifier notre vision par cette ouverture sur les choses et leur plénitude. Cette poésie que nous offre ici l autrice en est une qui n hésite pas à affronter le réel afin de le convertir en une parole sans pour autant ne jamais dissocier le sentir immédiat et la pensée qui cherche à en extraire le sens. Rarement une poésie aura offert cette possibilité d accepter le monde sur le mode d une solidarité à travers cette contemplation de l inconnu dans l instant de la perception.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éditions Le Cormier | 978-2-87598-041-0 | 66 | [Bruxelles] | AbeBooks · Momox · |
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