En dépit de la Crise financière de 2008, l'aménagement d'Abou Dhabi – et de sa smart city de Masdar non loin de l'aéroport – se poursuit. Grâce à son ralentissement structurel, on assiste depuis peu à un basculement de la capitale des Émirats arabes unis (600 000 habitants, troisième ville après Dubaï et Charjah) d'un modèle de « pétro-urbanisme » calqué sur les villes américaines énergivores (superhighways de bitume, murs-rideaux de verre et megamalls climatisés), vers celui d'un modèle plus durable, culturel et touristique, symbole de « l'après-pétrole ». Et alors que l'« île des Musées » de Saadiyat prend peu à peu forme, Masdar teste la limite des écocités solaires. Un historien et un urbaniste déchiffrent ici cette mutation. Historien de l'architecture, Simon Texier enseigne à la Sorbonne Abu Dhabi. Jean-François Doulet, est maître de conférences à l'École d'urbanisme de Paris.
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