En 2020, 40 000 Bretons travaillent dans une autre région française, tandis que 29 000 travailleurs domiciliés dans les autres régions ont un emploi en Bretagne. Les navetteurs transrégionaux bretons travaillent principalement dans les Pays de la Loire, mais aussi en Normandie et en Île-de-France. Les échanges sont plus intenses aux franges de la région. Les flux dépendent de la répartition de la population et des secteurs d'activité présents dans ces territoires. Ainsi, l'intercommunalité de Vitré et la partie bretonne de celle de Redon attirent des actifs résidant dans la région voisine. À Vitré, ils travaillent notamment dans l'industrie. Au contraire, aux franges de la région jouxtant les territoires du Mont-Saint-Michel et de la Brière, les actifs bretons sont nombreux à sortir de la région pour aller travailler, notamment dans le secteur de la santé en Normandie ou dans le bassin industriel nazairien. Par ailleurs, les métropoles de Paris et de Nantes exercent un attrait significatif sur les actifs en raison de leur poids économique. Elles attirent plus particulièrement certains profils d'actifs (les cadres des fonctions dites « métropolitaines »).
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